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Le 29 juin 2021,

  Madame la Ministre,

  Monsieur le Préfet,

  Monsieur le Maire,

  Monsieur le DDSP,

  Messieurs les Présidents,

  Chers Policiers retraités, collègues de tous grades,

  Chers amis,


 Si nous sommes là aujourd’hui c’est avant tout pour marquer d’une « pierre blanche » la création il y a deux ans de l’Union des Présidents des sections départementales de la Nouvelle Aquitaine (impulsée par André Vigouroux).

En effet, plusieurs milliers d’anciens policiers, issus de toutes les directions du Ministère de l’Intérieur, ont « posé leur sac à terre dans cette zone.


  Ces « Vieux soldats » forment un socle, tout aussi solide que fraternel, de citoyens au repos bien mérité certes, mais toujours en éveil de la situation évolutive du pays en ces temps difficiles : violence généralisée – crises sanitaire et économique voire crise de civilisation.

  Si j’ose une comparaison, je dirai que les retraités que nous sommes, sont comparables aux « Soldats de l’An ll », qualifiés de « citoyens modèles. Ils étaient comme nous : « Républicains, instruits et équipés par l’Etat pour défendre le Pays !  « 

 Il s’agit là d’une simple figure allégorique à laquelle nous associons volontiers les autres retraités des composantes de la Force Publique.

  NOUS, présidents et représentants de tous nos adhérents unanimement mobilisés sur la situation jamais connue de nos « Actifs », sommes solidaires de ces Frères d’Arme et nous leur apportons un soutien moral total ainsi qu’à leur famille.

  Régulièrement, la « Populace » adresse, par notre intermédiaire, des messages de gratitude à tous les corps dont nous sommes les aînés.

     

Dans la « Vie de la Cité » ou dans nos campagnes, nous restons « le Flic » selon l’adage : « Flic un jour, flic toujours ». Rarement, mais cela arrive parfois,  des discussions oiseuses  aux remarques saignantes se font entendre au comptoir du « Café du commerce » mais elles ne nous atteignent nullement.

Bien que tenus à l’obligation ou devoir de réserve, imposé ou consenti, nous ne sommes pas pour autant privés de notre citoyenneté. Elle nous est due !

 Les retraités ne sont pas là pour « servir la soupe à qui ce soit. Notre statut doit être défendu sans « langue de bois », en concert avec les autres institutions concernées qui partagent les mêmes valeurs que nous.

  De même, quand la pandémie et la violence produisent des ravages dans les rangs de la Société, on se sont encore plus forts et plus unis que jamais.

  Les Policiers retraités, par leur sagesse et leur expérience conservent leur calme, leur pondération dans le verbe et l’action. Ils possèdent l’identité et l’autorité acquises dans leur ancienne profession. Ces attributs leur confèrent le respect et l’honorabilité requises dans de telles circonstances. On les écoute plus souvent qu’on ne les dénigre. Ils ne sont ni des « revenants », ni des donneurs de leçons nostalgiques du « travail de police à l’ancienne ».

En plus clair, nous n’avons rien d’une « amicale d’anciens élèves » qui, une fois l’an, se réunissent pour un repas festif en échangeant des souvenirs lointains ou pour participer à un voyage au bout du Monde. L’Hexagone nous suffit pour l’avoir parcouru dans tous les sens en faisant honneur à la Liberté, l’égalité et la fraternité, en invoquant ce pays qui nous est cher.

  Voila pourquoi ils ont grand besoin d’obtenir davantage de reconnaissance de l’Etat pour « service rendu ». Cette contre partie a tendance à se « réduire comme une peau de chagrin » du fait des « politiques publiques qui occultent trop souvent notre existence.

  Le métier de policier n’est pas un métier comme bien d’autres. Par la nature de son engagement au service des autres, il mérite légitimement un classement exceptionnel voire privilégié. !

  La fonction de protection à l’égard des personnes et des biens n’est en aucune façon semblable à celle d’un autre « employé » de l’Etat.

  « La sécurité est la première de nos libertés »

  La primauté de cette action ne doit pas être banalisée, jetée aux oubliettes ou mise en jachère une fois la retraite « venue ».


  Et si j’estime, comme vous tous, que nous manquons de considération, j’ajoute que nos jeunes éprouvent une nécessité d’avoir « une vie normale ». Nécessité fait Loi, dit le proverbe et c’est pourquoi nous souhaitons ardemment que la réforme des retraites, certainement indispensable, soit tout de même reléguée au second plan, après celle de la refonte de l’assurance chômage, dans sa forme, soit traitée en priorité afin d’assurer l’avenir de nos descendants qui aspirent à une sécurité de l’emploi à la veille d’une crise financière majeure.

J’en ai fini, Mesdames et Messieurs, chers amis, de cette brève intervention en guise de « rapport moral » que l’on m’avait demandé et, après avoir établi le constat de la situation dans laquelle nous nous trouvons, et, sans faire la morale à personne, je vous invite cependant à garder le Moral.


      Le Président de la section côte basque                   Yves BOISSEAUX

  

Rapport Moral